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Normal les forains refusent de lâcher prise

le Lun 6 Nov 2017 - 21:20
Île-de-France & Oise > Paris > Paris VIII | Eric Le Mitouard | 06 novembre 2017, 20h47

Et c’est reparti pour un tour. Non contents d’avoir réussi à créer un pic d’embouteillages de 479 km dans tout Paris et sa région ce lundi, les professionnels de l’animation seront de nouveau sur les routes d’Ile-de-France ce mardi.




« Nous faisons partie du patrimoine populaire et culturel de la France. Et nous voulons une vraie reconnaissance de notre profession » lance René Hayoun, président de l’intersyndicale des forains, sur le périphérique extérieur totalement bloqué, porte Maillot (XVIIe).

Ce lundi matin, la première journée de mobilisation qui a créé un pic d’embouteillages de 479 km tout autour de Paris peut être considéré comme une belle réussite du point de vue des forains. Pour autant, le ministère de l’Intérieur auprès duquel les professionnels de la fête ont demandé un rendez-vous n’a pas donné suite. « Nous allons donc continuer à nous expliquer autrement », ajoute René Hayoun.

La semaine dernière, une première tentative de Marcel Campion d'installer ses marché de Noël sur les Champs-Elysées avait échoué. Deux réunions avec le préfet de police n’ont pas non plus permis de trouver une solution pour contrer l’annulation de la convention d’occupation de l’espace public votée à l’unanimité par la mairie de Paris. « Nous avons déposé des permis de manifester reconductibles toutes les 24 heures. Nous allons continuer. Nous regrettons de déranger les Parisiens, qui sont nos clients. Mais c’est la seule façon de défendre notre bifteck », assure René Hayoun.


C’est ainsi le même scénario catastrophe qui devrait se jouer ce mardi. « Avec quelques surprises », annonce Eugène Coignoux, autre président du monde forain. Ce lundi, 160 camions ont créé de véritables bouchons dès 6 heures du matin. Les forces de police ayant cerné Paris, les forains ont été incapables d’entrer dans la capitale et de rejoindre les Champs-Elysées, avenue elle-même sévèrement surveillée. C’est donc tout autour de Paris que les opérations commandos ont été menées.

A l’Ouest, sur l’A 13, une quarantaine de véhicules de forains ont bloqué la circulation en direction de Paris jusqu’à la porte de Saint-Cloud. A l’Est, sur l’A4, avant Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne) une soixantaine de manifestants ont bloqué la chaussée. L’A86, entre l’A3 et l’A4, n’a pas été épargnée. Vers midi, une trentaine de camions et semi-remorque ont réussi à bloquer fortement le périphérique porte Maillot sur trois voies.

Contenu depuis 6 heures du matin Jeff, forain bloqué porte de la Muette, n’a jamais perdu espoir. « Le marché de Noël de Paris, c’est deux mois d’assurés. Et nous, on veut seulement travailler. Et on n’est pas seuls. On a avec nous des artisans, des commerçants. On se bat aussi pour eux. »

Autant d’arguments qui n’ont pas touché la mairie de Paris. « Le chantage n’est pas une méthode », a dénoncé la Ville de Paris, qui réaffirme « qu’il n’y aura pas de marché forain en décembre sur les Champs-Elysées ». « Nous sommes dans un État de droit, les pressions des derniers jours ne sont pas admissibles », a confirmé la maire de Paris.

Etat de droit ? C’est bien sur la partie judiciaire que Marcel Campion, le grand patron des forains depuis des années, va tenter un dernier coup. Alors que ses troupes sont venues de toutes les fêtes foraines autour de Paris, Pontoise en tête, mais aussi Rouen, Metz, Provins…, lui a cherché la faille avec ses avocats. « Nous allons essayer de faire une action en référé sur le principe de l’intérêt général puisque aucune autre animation n’est proposée aux Parisiens et que la ville rejette les 700 000 € de retombées attendues », souligne Marcel Campion.

En attendant, les automobilistes risquent encore de perdre de nombreuses heures. « C’est vache pour eux ce qui leur arrive. Et c’est très chiant pour nous » résume Claude dans sa fourgonnette, après deux heures de bouchon, porte Maillot. Corinne, elle, ne décolère pas : « Je suis consternée que l’on n’arrive pas à prendre de vraies mesures pour empêcher toute cette pagaille ».

TAGS : #Paris #Blocage #Marché-de-Noël
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